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L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

11 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

Quand un membre de la Cosa Nostra décide de collaborer avec la justice Américaine, il ne rentre pas automatiquement dans le programme de protections des témoins. Avant de pouvoir changer d’identité et de partir avec sa famille dans un autre État, pour commencer une nouvelle vie, ce dernier doit selon la gravité de ses anciens crimes, purger quelques années dans une prison de haute sécurité à l’écart de ceux qu’il a permit l’incarcération. Le lieu de détention est forcément tenu secret par les autorités Américaines, pour éviter que les membres de la Mafia s’en prennent à eux et ainsi protéger ceux qui aideront la justice Américaine dans leur lutte contre la Cosa Nostra aux États-Unis. Dans ce milieu carcéral pour « repentis », les membres des différentes familles se côtoient. Ici, plus de guerre intestine, chacun est ici pour la même raison, ce qui n’empêche pas les anciens membres de reprendre des règles de leur ancienne vie, venant d’une organisation qu’ils cherchent désormais à « éradiquer ». Frank Gangi est un ancien Associé de la famille Bonanno. Même s’il n’a jamais été un membre initié de la Cosa Nostra, Rosario Gangi à la particularité de connaitre cette organisation criminelle dans ces moindres recoins. En effet, son Oncle, Rosario est actuellement un Capitaine de la famille Genovese, uu criminel à col blanc très impliqué dans le racket et qui a purgé près de six ans et demi de prison en 2001. Contrairement à son Oncle, Frank Gangi n’avait pas la même « habilité» voire la même « intelligence » pour gravir les échelons au sein de la pègre et ainsi récolter des millions de dollars. Lui au contraire, il était un gangster de bas étage, ayant un passif de meurtrier, qui passait l’essentiel de sa vie à trainer les clubs sociaux, surtout celui d’un membre de la famille Bonanno, considéré comme un tueur craint et respecté, Thomas « Tommy Karate » Pitera. Pour Thomas Pitera bien que paranoïaque, il n’avait pas d’inquiétude à avoir pour Frank Gangi, il connaissait son oncle et savait qu’il avait déjà purgé une longue peine de prison sans broncher. Et pourtant plusieurs années plus tard, encore hanté par les massacres orchestrés par Thomas Pitera qui était partie dans une folie meurtrière incontrôlable, Frank Gangi transgressera les règles de la Cosa Nostra et commencera à collaborer avec la justice Américaine. Sa coopération permettra de faire condamner à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle Thomas Pitera, et en récompense il sera condamné qu’à seulement dix années de prison. Dix années pour avoir participé à plusieurs meurtres, pour avoir tué, démembré des individus que Thomas Pitera voulait voir mort. Pour sa protection, la justice Américaine plaça Frank Gangi dans une prison de haute sécurité, ou un bloc du pénitencier est spécialement conçu pour les repentis, on était alors en 1992.

L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

A cette époque, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo à droite), ancien Underboss de la famille Gambino venait de passer à table et avait été condamné à cinq années de prison, l’accord du siècle, pour plusieurs meurtres. Ce dernier avait rejoint le bloc cellulaire de Frank Gangi à seulement quelques mois d’intervalle. Selon l’ancien Associé de la famille Bonanno, Salvatore Gravano était respecté, non pas en raison de son ancien statut au sein de la famille Gambino, mais seulement en raison de l’importance de sa coopération. Car pour Frank Gangi, même après avoir coopéré contre des membres de la Cosa Nostra, les détenus vivaient comme s’ils étaient encore des Affranchis et appliquaient de ce fait une certaine hiérarchie, une chaîne de commandement : « Je devais le respect à Sammy car c’était un témoin majeur » déclara t’il. L’un de ses voisins de cellule n’était autre qu’Anthony « Gaspipe » Casso, ancien Underboss de la famille Lucchese, psychopathe de surcroit, soupçonné de plusieurs dizaines de meurtre et qui avait décidé de retourner sa veste pour éviter la prion à perpétuité. Le problème d’Anthony Casso est qu’il continuait à vouloir vivre comme un gangster. Il soudoyait des gardiens, commandait différentes sorte de choses normalement interdites en prison et pire encore se bagarrait avec d’anciens membres de la Cosa Nostra comme Carmine Sessa. Ce dernier était l’ancien Consigliere de la famille Colombo, qui avait décidé de témoigner contre son ancienne famille en 1993, en pleine guerre interne. Pour Carmine Sessa (voir photo en haut à gauche), Anthony Casso avait une part de responsabilité dans les meurtres qui eurent lieu au sein de la famille Colombo au début des années 1990 : « Carmine sentait qu’il (Anthony Casso) était à l’origine de la guerre chez les Colombo » déclara de nouveau Frank Gangi. La tension entre les deux hommes était pesante, que les deux anciens mafieux se bagarrèrent, ce qui poussa le gouvernement fédéral à rayé de la liste Anrhony Casso comme « témoin protégé » et de l’incarcérer dans une prison dit Supermax ou il est encore à l’heure actuelle. Pour Frank Gangi, après sa sortie de prison, il était inutile pour lui d’intégrer le programme de protection : « Regardez Sammy (Salvatore Gravano), tout le monde savait qu’il était en Arizona ». Pour lui les valeurs de la Cosa Nostra ne sont plus ce qu’elles étaient. Par exemple, il déclara qu’il connaissait un Associé d’une famille de New-York, qui avait « balancé quelques gars » pour réduire sa peine de prison, il avait même été incarcéré avec Frank Gangi pendant un moment. Mais ce dernier refusera finalement de témoigner contre les membres qu’il avait « balancé » dans un procès fédéral et purgera plus de dix années de prison. A sa sortie, sa famille l’intronisa dans la Cosa Nostra.

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