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DES TUEURS EN SÉRIE DANS LA COSA NOSTRA C'EST POSSIBLE ? - PARTIE 2

3 Juillet 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

DES TUEURS EN SÉRIE DANS LA COSA NOSTRA C'EST POSSIBLE ? - PARTIE 2

Travailler dans le commerce de la drogue peut rendre un membre de la Cosa Nostra très riche, mais il peut aussi le faire plonger très rapidement. Thomas Pitera travaillait au jour le jour avec des individus qui se droguaient régulièrement et rien n’était plus facile pour les agents fédéraux que de faire parler des individus pareil. Mais pour l’instant Thomas Pitera ne s’inquiétait pas trop de ce genre de choses, sa réputation au sein de la Cosa Nostra était au beau fixe et sa folie meurtrière de plus en plus croissante. Un soir, dans l’un de ses bars, qui servaient de clubs sociaux aux membres de la famille Bonanno il se lia d’amitié avec Frank Gangi. Ce dernier venait de purger plusieurs années de prison pour meurtre et avait déjà des relations avec certains membres de la Cosa Nostra (Frank Gangi est le neveu d’un Capitaine de la famille Genovese, Rosario Gangi) ce qui poussa Thomas Pitera de travailler avec. Une certaine confiance se créa alors entre les deux hommes. Ensemble, ils tueront Tala Siksik, un fournisseur de drogue du Moyen-Orient, qui sera assassiné et démembré personnellement par Thomas Pitera. Après tous ces crimes et grâce à l’argent récolté pour le compte de la famille Bonanno, Thomas Pietera fut nommé Acting Capitaine, et sa carrière dans le crime organisé battait son plein, mais la relation qu’il entretenait avec sa femme, devenue accro à l’héroïne était de plus en plus difficile à surmonter. Un soir, en 1987, cette dernière faisait la virée des bars avec une de ses amis dénommée Phyllis Burdi, une junkie complètement dépendante à toute sorte de drogues et qui avait selon Thomas Pitera, une très mauvaise influence. Comme à son habitude, Phyllis Burdi allait toujours plus loin dans l’excès et malgré une soirée bien arrosée couplée d’alcool et de drogue, Phyllis Burdi proposa une dernière « ligne » à la femme de Thomas Pietera, mais cette dernière fit une overdose et décéda avant l’arrivée des secours. C’est son ami et Associé, Frank Gangi qui l’informa de la mort de sa femme, le Capitaine de la famille Bonanno n’avait alors plus qu’une obsession, tué Phyllis Burdi. Cette dernière se sentant menacée, quitta la ville pendant quelques temps, mais sa dépendance aux drogues l’amena à retourner dans son quartier d’origine pour côtoyer des dealers à la botte de Thomas Pitera. Ce fut alors l’occasion idéale pour ce dernier de « régler ses comptes » avec l’ancienne amie de sa femme. Au petit matin, après une soirée bien arrosée, Phyllis Burdi s’était retrouvée dans la maison de Frank Gangi. En arrivant sur les lieux, Thomas Pitera en fureur, tira à plusieurs reprises sur Phyllis Burdi et l’a ramena dans la salle de bain pour commencer à découper son corps, une scène qui hantera à jamais Frank Gangi et qui sera un élément déclencheur par la suite dans sa futures collaboration. Après cet assassinat, Thomas Pitera repris tranquillement, le cœur soulagé sans doute, ses activités criminelles qu'il gérait toujours depuis les différents établissements dont il était le propriétaire. Pendant les longues journées à boire des verres et à jouer aux cartes, des journées classiques pour un membre de la Cosa Nostra, Frank Gangi déclara que Thomas Pitera parlait tous les jours de meurtre, c’était une « réelle obsession », il « adorait ca ». En 1988, Thomas Pitera aurait participé à l’assassinat de Wilfred « Willye Boy » Johnson, un ancien Associé du Parrain de la famille Gambino, qui tomba très rapidement en disgrâce depuis qu’il avait décidé de collaborer avec les autorités. Thomas Pitera se chargea lui-même de l’exécution. Alors qu’il sortait de son domicile, Wilfred Johnson reçu près de neuf balles dans le corps pratiquement à bout portant, le contrat fut exécuté avec succès et renforça les liens entre les familles Bonanno et Gambino. Thomas Pitera voulait toujours s’impliquer dans les meurtres et une fois les personnes exécutées, il ne laissait pas le sale boulot à ses Associés et il était toujours le premier pour se débarrasser des corps, grâce à ces techniques apprises au fur et à mesure de sa carrière criminelle : « Il tuait et découper des personnes sans aucun état d’âme et une fois terminée, il allait tranquillement mangeait une pizza dans un restaurant.» déclara l’écrivain Philip Carlo. Les agents fédéraux et en particulier la DEA en charge de la surveillance n’avait aucune preuve et leur enquête pris plusieurs années avant de pouvoir arrêter Thomas Pitera grâce à l’aide de son ami et Associé, Frank Gangi. Arrêté pour conduite sous l’influence de la drogue et pris de remords pour son passé criminel, il accepta de collaborer avec les autorités fédérales. Il révéla sans détour, les meurtres et le trafic de drogue d’où s’adonnait activement Thomas Pitera. Le 03 Juin 1990, en pleine rue et alors que Thomas Pitera conduisait tranquillement sa voiture, le soldat de la famille Bonanno fut arrêté et inculpé dans la journée de plusieurs meurtres et de racket tenant de la loi RICO. Grâce à la découverte des corps en raison des informations de Frank Gangi et des nombreuses preuves accumulées pendant toutes ces années, Thomas Pitera sera condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, il évitera de justesse la peine de mort. Incarcéré dans le pénitencier fédéral d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, Thomas Pitera a essayé à plusieurs reprises d’être libéré en demandant des nouvelles analyses ADN, sans succès.

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