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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE GAMBINO DEMANDE LUI AUSSI A SORTIR DE PRISON POUR DES RAISONS MÉDICALES

10 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE GAMBINO DEMANDE LUI AUSSI A SORTIR DE PRISON POUR DES RAISONS MÉDICALES

En décidant de coopérer, la justice avait donné une seconde chance à Salvatore Gravano (voir photo). En plaidant coupable de plusieurs meurtres crapuleux pour le compte de la famille Gambino, celui qui avait été l’Underboss de John Gotti au début des années 1990, ne fit que quelques années de prison avant de rentrer avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Installé dans l’État de l’Arizona, Salvatore Gravano, commença à ouvrir une société d’installation de piscine, puis écrivit un livre à succès, avant d’apparaitre quelques fois à visage découvert dans différentes interviews. Une nouvelle vie qui lui donnait une situation financière très confortable, mais Salvatore Gravano n’avait pas perdu pour autant ses vieilles habitudes. Déclarant à de nombreuses que sa vie antérieur dans la Cosa Nostra n’était qu’une « erreur », Salvatore Gravano même en ayant eu la chance de pouvoir commence une nouvelle vie loin de son passé criminel, s’associa avec sa famille dans le commerce de trafic d’extasies avec un gang néo-nazi, dénommé « Devil Dogs ». Mais grâce à une surveillance accrue du FBI, Salvatore Gravano fut arrêté à la fin des années 1990 et plaida coupable de trafic de drogue en 2001. La juge fédérale Allyne Ross, connue pour sa sévérité envers les membres de la Cosa Nostra, condamna à vingt années de prison, celui qui fut considéré comme le plus « grand repenti » de l’histoire de la Mafia Italo-Américaine. Lors de son verdict, elle avait fustigé très sévèrement Salvatore Gravano, déclarant que ce dernier avait « démontré une totale absence de réadaptation et n’avait exprimé aucun remord pour ses crimes antérieurs ». En plus de sa longue condamnation, le bureau fédéral des prisons transféra Salvatore Gravano dans l’enfer carcéral de Florence dans le Colorado, un pénitencier de haute sécurité réservé aux détenus les plus dangereux des États-Unis, une forme de punition pour avoir récidivé. Pendant son incarcération, Salvatore Gravano accumula les problèmes de santé et développa un problème à la thyroïde ce qui lui valut une perte importante de poids et une perte totale de ses cheveux. La fille de Salvatore Gravano, Karen, qui participe à l’émission de télé réalité « Mob Wives », suivant la vie de femmes ayant eu des membres de leur famille « travaillant » pour la Cosa Nostra, avait déclaré lors d’un épisode, que son père était « admissible » à une libération conditionnelle, depuis qu’une loi fédérale qui était passée l’année dernière, visée à alléger les peines des individus condamnés pour des infractions liés à la drogue et ayant purgé plus de trois quart de leur peine, dans le but de réduire la population carcérale. Le nouvel avocat choisit par Salvatore Gravano, Thomas Farinella, n’a pas confirmé devant la presse que ce dernier avait fait une demande de libération auprès de la juge fédérale Allyne Ross, stipulantseulement que son très bon comportement depuis toutes ces années d’incarcération pouvait jouer en sa faveur. Alors que le juge fédéral Leo Glasser, avait estimé en 1994 que le témoignage de Salvatore Gravano était jugé « inestimable » pour la justice Américaine dans sa lutte contre la Cosa Nostra, l’ancien Underboss de la famille Gambino et son avocat devront affronter un obstacle de taille en la personne de la juge fédérale Allyne Ross, qui ne laissera aucun cadeau pour un individu ayant laissé passé une seconde chance de changer sa vie : « Pour quelqu’un qui a reçu l’accord du siècle après avoir commis tous ces meurtres il y a de ça une vingtaine d’années, il n’est pas surprenant de voir que ce dernier aurait demandé une libération sous caution pendant son incarcération » déclara l’avocat de John Gotti Jr, Jeffrey Lichtman, « Il a l’air désespéré et n’a surtout rien à perdre, il fallait être fou pour croire qu’il allait changer de vie une fois libéré » conclua t’il.

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