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DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

17 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Cela faisait pratiquement quatorze ans que Joseph Merlino (voir photo) n’était pas retourné à Philadelphie. La dernière fois qu’il avait traversé la ville, c’était en 2001 dans un convoi fédéral, qui l’emmenait directement vers la prison de haute sécurité de Marion dans l’État de l’Illinois. Quand il fut libéré de prison en 2011, Joey Merlino « s’exila » avec sa famille en Floride, à Boca Raton, pour commencer une « nouvelle vie » loin de cette ville qui l’avait amené à être ce qu’il est devenu aujourd’hui, un membre initié et important de la Cosa Nostra à Philadelphie. C’est entouré de ses avocats, Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers, que Joey Merlino se présenta dans le tribunal fédéral, le même qui l’avait condamné en 2001, a près de quatorze ans pour racket. Cette audience qui ne dura que moins de deux heures, sous la présidence du juge Barclay Surrick, devait déterminer s'il fallait lancer une procédure de violation de libération conditionnelle contre l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, accusé d’avoir en Juin dernier, fréquenté des individus impliqués dans le crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini, ou s’il fallait tout simplement classer l’affaire. Pour convaincre le juge, les procureurs fédéraux et les avocats de la défense, avaient le droit chacun leur tour à un temps de parole. Pour Edwin Jacobs, connu pour ne défendre que des membres de la Cosa Nostra, son client, à radicalement changé de vie, désormais, il vivait heureux avec sa famille en Floride, et il ne viendrait à Philadelphie que pour certaines occasions, comme le défilé de la nouvelle année, un spectacle que Joey Merlino appréciait énormément. De plus, pour ce dernier, sa vie dans le crime organisé est désormais du passé, et il travaille à plein temps pour une boite de marketing et fait également du bénévolat dans un centre de désintoxication. Pour Edwin Jacobs, les procureurs fédéraux « harcèlent » son client, en le suivant partout : « Je pense que les agents du FBI ont mieux à faire que de suivre mon client dans un bar à cigare » déclara t’il. Mais le discours des procureurs fédéraux est complètement différent. Pour le procureur fédéral David Troyer, Joey Merlino « n’a pas un emploi du temps aussi surchargé » et il considère toujours ce dernier comme un membre « actif » de la famille de Philadelphie. Mais la question sur le rendez-vous présumé avec les autres accusés n’a jamais été soulevée pendant les débats, l’avocat de la défense Edwin Jacobs, préférant se concentrer sur les questions techniques. Pour ce dernier, il n’est pas normal que son client n'ai reçu la convocation que le 2 Septembre dernier, pour une affaire qui remonte à quelques mois auparavant. Mais le procureur fédéral s’énerva et commenta les propos d’Edwin Jacobs « d’absurdes », car si la convocation avait été si longue à être envoyée, c’est à cause d’un délai accordé aux avocats de la défense pour préparer cette audience : « Le tribunal lui a accordé un délai supplémentaire pour préparer son dossier et il en profite désormais pour en tirer à son avantage. Il faut vraiment être culotté » déclara le procureur fédéral David Troyer. Joseph Merlino écoutait très silencieusement, le procureur fédéral et son avocat se « chamailler » sur des problèmes d’ordre juridique. Vêtu d’un costume sombre, couplé d’une chemise bleue et d’une cravate fleurie, il ressemblait étrangement au célèbre Parrain de la famille Gambino au début des années 1990, John Gotti. Une partie de sa famille et plusieurs de ses amis étaient assis derrière lui pour le soutenir dont Kathy Ciancaglini, la femme de John Ciancaglini, accusé dans cette affaire, qui était assise à coté de la femme de Joey Merlino, alors que son mari, un Capitaine de la famille de Philadelphie, avait été vu par des journalistes assis sur un banc à proximité du tribunal. Quand les photographes ont remarqué sa présence et qu'ils ont commencé à avancer sur lui, ce dernier n’hésita pas à se réfugier dans une boulangerie à proximité. Au final, le juge fédéral déclara qu’il se prononcerait à une date ultérieure. S’il accepte la démarche des procureurs, alors une autre audience aura lieu pour parler plus en détails des accusations portées contre Joey Merlino, ce dernier risquerait alors au maximum une peine de douze mois dans une prison fédérale ou une prolongation de sa liberté surveillée. Par contre, s’il suit le réquisitoire des avocats, Joey Merlino, sortirait libre du tribunal et libre de toutes contraintes judiciaire.

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