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DEBUT DU PROCES POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

20 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DEBUT DU PROCES POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Après des mois d’attente, ou la justice Américaine espérait que Ron Galati (voir photo) se retourne contre ses anciens partenaires, le procès de l’Associé de la famille de Philadelphie a enfin commencé en début de semaine dans un tribunal fédéral. Ron Galati est jugé pour avoir commandité le meurtre de son ex-beau fils, Andrew Tuono, criblé de balle devant sa maison à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement et pour avoir lancé un contrat contre un de ses concurrents, qui collaboraient avec le gouvernement fédéral contre ce dernier, Joseph Rao et son fils. Après un premier réquisitoire, ou le procureur fédéral, Jason Richardson, déclara que le procès était « simple à comprendre », ce dernier stipula que dans cette affaire, Ron Galati voulait voir mort son ex beau-fils Andrew Tuono, car il ne « l’aimait pas » tout simplement. Pendant son discours devant le jury, le procureur fédéral, devait faire attention à ce qu’il disait, car l’avocat de Ron Galati, avait obtenu par le juge fédéral, le droit que les relations que pouvait entretenir son client avec la Mafia de Philadelphie, ne soient pas divulgués dans ce procès, les procureurs devaient alors se contenter seulement des deux tentatives d’assassinat, une chose pas évidente pour convaincre les jurés. Mais les procureurs fédéraux avaient en leurs possessions, les suspects présumés dans cette affaire, ceux qui furent engagés par Ron Galati pour commettre les meurtres, Ronald Walker, Alvin Matthews et Jérôme Johnson et les témoignages et les nouvelles preuves, vont pouvoir montrer au jury comment s’était déroulé la tentative d’assassinat contre Andrew Tuono. Le premier a arriver à la barre, fut Ronald Walker, un individu âgé de quarante neuf ans, déjà connu des services de police pour des affaires de drogue, de vol et d’agression, qui une fois arrêté, avait décidé de coopérer avec la justice : « J’ai tiré quatre fois et non trois fois comme ont pu déclarer certains journalistes » stipula Ronald Walker » et lorsque le procureur lui demanda pourquoi il avait tiré « que » quatre fois, il répondit calmement « car il n’y avait plus assez de balles ». Ronald Walker, déclara qu’il avait été embauché par Ron Galati, une personne qu’il connaissait déjà très bien pour avoir travaillé ensemble il y a plusieurs années, pour 20000 dollars. Une fois une partie de l’argent en poche, Ronald Walker, demanda à deux de ses amis, Alvin Matthews et Jérôme Johnson de participer au contrat, et pendant plusieurs semaines, ils essayèrent de trouver une solution pour commettre le meurtre en toute discrétion. Ronald Walker est un récidiviste dans ce genre de délits, car il fut aussi engagé par Ron Galati, pour assassiner Joseph Rao et son fils, deux employés d’un garage concurrent qui coopéraient avec le FBI, un contrat qui ne fut jamais exécuté, en effet, le FBI avait décidé de mettre sous protection les deux individus après voir entendu vent des menaces qu’encouraient le père et le fils. Mais pour l’avocat de la défense Anthony Voci, les procureurs ont « amplifié » cette histoire, qui reste selon lui, qu’un simple « conflit familial entre père et fille » rien de plus. Une explication un peu simpliste, mais d’après plusieurs spécialistes, Anthony Voci va se concentrer sur la crédibilité des témoins du gouvernement, et les faire passer pour des menteurs, des individus sans scrupules, qui seraient prêts à tout, pour éviter la prison, car en réalité les preuves manquent dans ce procès et Ron Galati en est bien conscient. Pour ce dernier, Andrew Tuono a été la cible de tireurs oui, mais qui ne furent pas engagés par lui même, car pour l'Associé de la famille de Philadelphie, son ex beau-fils avait beaucoup d’ennemis, de plus aucune preuve physique ne le relie à cette tentative d’assassinat. En effet, ce procès fédéral est entièrement construit sur la parole des trois accusés, et le fait de discréditer les témoins du gouvernement, pourrait faire pencher la balance du côté de l’Associé de la famille de Philadelphie, le contre-interrogatoire promet donc d’être explosif, car l’avocat de la défense n’a strictement rien à perdre. Ronald Walker continua à parler au procureur en face de Ron Galati assis devant lui, qui resta impassible aux accusations portées contre son ancien Associé : « Il m’a dit qu’il avait un problème avec un gars et qu’il voulait que je m’en occupe » tout en essayant de faire deviner à Ronald Walker que le contrat était pour Andrew Tuono. Ron Galati avait conseillé à son ancien Associé de se présenter devant le domicile d’Andrew Tuono et de tirer plusieurs balles dans la tête de la victime. Mais en plus de tuer l’individu, Ron Galati avait demandé cette fois-ci à Ronald Walker et ces acolytes se débarrasser du corps après la fusillade, une chose que l’intéressé ne voulait pas tellement faire. Ronald Walker déclara qu’il arriva un soir devant le domicile d’Andrew Tuono à Atlantic City, lui et son ami Alvin Mathews, attendaient dans une ruelle proche de la maison, tapis dans l’ombre. Au bout d’un moment, Andrew Tuono sortit de la maison avec la fille de Ron Galati, Tiffany, qui viendra témoigner plus tard dans le procès. Ronald Walker s’approcha de la victime, et lui cria « Hey mon gars, je veux te parler », Andrew Tuono se retourna et se fit toucher de quatre balles dans le corps. Andrew Tuono, blessé, couché au sol, criait « Appelez le 911, appelez la police », mais par « malchance », quand Ronald Walker et son ami ont voulu quitté la scène de crime, un policier qui patrouillait dans le coin, arriva sur les lieux du crime et arrêta facilement les deux individus. Avant de terminer son témoignage devant le tribunal, Ronald Walker déclara que l’attitude de Tiffany Galati, la fille de l’accusé dans ce procès, était pour le moins surprenante. En effet, cette dernière, ne paniqua pas lors de la fusillade, et se précipita dans sa BMW avant de partir tranquillement de la scène de crime : « Elle n'était pas du tout paniquée, comme-ci elle savait ce qu’il allait se passer » déclara Ronald Walker.

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