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UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE BONANNO AVOUE SES CRIMES DANS LE PROGRAMME DE PROTECTION DES TEMOINS

24 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE BONANNO AVOUE SES CRIMES DANS LE PROGRAMME DE PROTECTION DES TEMOINS

Un ancien Associé de la famille Bonanno, Francesco "Frank" Fiordilino, a réussi la semaine dernière à faire regretter le gouvernement fédéral de lui avoir donné sa chance de commencer une nouvelle vie dans le programme de protection des témoins. Une vie dévouée au crime, pour cet individu d'origine Italienne et comme pour la plupart d'entre eux qui se lancent dans le crime organisé, être un "Affranchi", est le rêve de toute une vie. Et pour prouver aux membres de la famille Bonanno que ce dernier était prêt à « tuer pour la famille, pour la Cosa Nostra », il participa à l’assassinat d’un trafiquant de drogue, Thomas Sajn, qui fut tué en 1993 à New-York. Mais malgré ses connections avec la famille Bonanno (son oncle, Franck « Cheech » Navarro était un membre initié de la famille mafieuse), Francesco Fiordilino, n’a jamais réussi à devenir un membre à part entière de la famille Bonanno. Inculpé en 2002 pour le meurtre de Thomas Sajn, l’Associé de la Mafia, oublia très vite les règles élémentaires d’adhésion à la Cosa Nostra, en décidant de collaborer avec la justice dans sa lutte contre les cinq familles de New-York. Pendant plusieurs années, il aida cette dernière en témoignant contre des anciens membres de différentes familles, dont en 2004 dans le procès contre son ancien Boss, Joseph Massino. A l’ouverture du procès de l’ancien Parrain, il avait déclaré à la presse : « Je suis totalement en paix avec moi-même d’avoir témoigné contre mes anciens Associés. Je ne suis plus obligé de mentir, de tricher, ou faire semblant d’être quelqu’un ». Jugeant sa participation au meurtre de Thomas Sajn comme « lâche », il avait accusé les membres de la Cosa Nostra de vivre dans un monde « de mensonge, de cupidité et de destruction. Je n’ai jamais vu de loyauté et de respect dans la Cosa Nostra. Je pourrai parler pendant des heures, en racontant comment les membres entre eux s’insultaient les uns les autres autour d’une table. Je suis bien content que cela soit derrière moi. » En récompense de sa précieuse collaboration, le procureur fédéral Greg Andres, qui fut un moment « condamné à mort » par la famille Bonanno, avait demandé à ce que ce dernier soit libéré de prison pour avoir contribué efficacement à la lutte du gouvernement fédéral contre la Cosa Nosta aux États-Unis. Mais même en étant rentré dans le programme de protection des témoins, Francesco Fiordilino, devait continuer à venir témoigner dans des procès contre des membres du crime organisé. Ce fut le cas, en 2006 dans le procès contre Baldassare « Baldo » Amato (voir photo), un membre très respecté de la famille Bonanno, que Francesco Fiordilino connaissait très bien. Baldassare Amato est une figure du crime organisé à New-York. Arrivé aux États-Unis de Castellamare Del Golfo à l’âge de dix huit ans, il devint rapidement quelqu’un de confiance dans la Mafia Italienne et fut pendant des années, le garde du corps personnel de Carmine Galante, Boss de la famille Bonanno dans les années 1970. Quand ce dernier fut tué le 12 Juillet 1979, dans le restaurant « Joe and Mary's », Baldassare Amato alors âgé de seulement vingt sept ans était présent et avait pu « miraculeusement » se sauver avant l’arrivée de la police. Pour les procureurs fédéraux, Baldassare Amato a passé l’essentiel de sa vie d’adulte dans la Cosa Nostra, un homme à fort caractère, qui parle avec un accent très prononcé. Même si ce dernier ne dépassa jamais le rang de Soldat, il était extrêmement apprécié dans la famille Bonanno, car il faisait parti des membres d’origine Sicilienne, qui respectaient le plus les « valeurs » de la Cosa Nostra, alors que la plupart des membres nés aux États-Unis décidaient de collaborer, les Siciliens, respectaient l'omerta jusqu'au bout. Et les « Zips » comme ils étaient surnommés, étaient craints et respectés, car ils étaient prêt à tout, à tuer des juges, des policiers et même la famille des membres ayant décidé de coopérer avec la justice. En 2006, alors que le procès de Baldassare Amato pour meurtre avait commencé dans un tribunal fédéral à New-York, Francesco Fiordilino devait être un des témoins vedette. Mais face à Baldassare Amato, l’ancien Associé de la famille Bonanno, prit peur et refusa un instant de témoigner contre ce dernier : « Votre honneur, je ne peux pas témoigner » avait-il déclaré. Surpris, le juge fédéral Nicholas Garaufis habitué à siéger face aux membres de la Cosa Nostra, demanda pour quelle raison, Francesco Fiordilino, ne voulait pas venir à la barre des témoins : « Je ne témoigne pas c'est tout ». Finalement, après avoir parlé avec le procureur fédéral, Francesco Fiordilino décida finalement de témoigner contre Baldassare Amato, jugeant tout simplement qu’il était tout simplement « nerveux », car le Soldat de la famille Bonanno connaissait très bien la famille de Francesco Fiordilino et qu’il serait capable de s’en prendre à eux. Finalement son témoignage fut crucial, car Baldassare Amato fut condamné à plusieurs peines de prison à perpétuité, qu’il purge actuellement dans un pénitencier fédéral. Retour en 2013, un membre de la famille Gambino, Bartolomeo Vernace, qui a fit parti d’une équipe composée de trois capitaines, dirigeant la famille Gambino de 2008 à 2010, fut reconnu coupable des meurtres de Richard Godkin et John D'Agnese le 11 avril 1981 au ShamRock's Bar dans le Queen. Pendant ce procès, le témoignage de Francesco Fiordilino fut jugé « essentiel » par les procureurs fédéraux, mais ce que ces derniers ne savaient pas, c’est que l’ancien Associé de la famille Bonanno, venait d’avouer après le procès, des crimes commis, alors qu’il était dans le programme de protection des témoins. Les avocats de Bartolomeo Vernace, Charles Carnesi et Joseph DiBenedetto, saisirent l’occasion pour demander à la cours, de rejuger tout simplement leur client, prétextant que le témoignage de Francesco Fiordilino ne peut pas être jugé crédible en raison de ses activités criminelles révélées il y a quelques semaines et si le juge fédéral décide de retenter un nouveau procès, alors, Bartolomeo Vernace, à des chances d’être acquitté dans cette affaire. Car la culpabilité de l’ancien Capitaine de la famille Gambino était due en grande partie grâce au témoignage de Francesco Fiordilino qui fut jugé très crédible car ce dernier était devenu d’après les procureurs « un citoyen modèle » depuis qu’il a quitté sa vie dans la Cosa Nostra, ce qui avait beaucoup influencé le jury lors de son apparition à la barre des témoins. Mais en réalité, et depuis son intégration dans le programme de protection des témoins, l’Associé de la famille Bonanno continuait a gagner de l’argent grâce aux jeux. Il avait expliqué aux procureurs, qu’il avait continué à gagner de l’argent illégalement pour « rembourser ses dettes » auprès de ses anciens Associés, car il « craignait pour sa vie. »

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