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DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

18 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

Ce procès aurait pu être une formalité pour les procureurs fédéraux, en charge du meurtre d’un Associé de la famille de Philadelphie Gino DIPietro (Gino DiPietro collaborait bien avec la justice). Un assassinat commis en pleine rue, un jour de Décembre 2012, avec une arrestation effectuée par les services de police seulement quelques heures après le drame. Tous les indices, reliés automatiquement le Soldat de la famille de Philadelphie, Anthony Nicodemo (voir photo) comme le responsable de cet assassinat. Premier indice, le mafieux aurait utilisé son propre véhicule pour exécuter le contrat. Deuxièmement, l’arme du crime aurait été retrouvée dans la boite à gant du véhicule. Des preuves irréfutables qui pouvaient condamner pratiquement Anthony Nicodemo dans ce procès fédéral. Il fallut attendre plus d’un an, avant que le procès ouvre ses portes, et pendant tout ce temps, les procureurs et plusieurs spécialistes de la Mafia, se demandaient si Anthony Nicodemo n’allait pas finalement collaborer avec a justice pour éviter une longue peine de prison. Mais le Soldat de la famille de Philadelphie ne craqua pas, et prépara avec l’aide de son avocat Brian McMonagle, une ligne de défense plus ou moins surprenante. A l’ouverture du procès, face au jury, le procureur fédéral, Brian Zarallo, déclara que l’arme du crime, un 357 Magnum avait été retrouvée dans le propre véhicule d’Anthony Nicodemo, qu’un témoin, qui témoignera lors de ce procès, avait reconnu « formellement » le véhicule du Soldat de la famille de Philadelphie, une « Honda Pilot » quittait la scène de crime quelques secondes après l’assassinat. Bref de nombreuses preuves qui pourraient permettre au jury de condamner Anthony Nicodemo à la réclusion criminelle à perpétuité, pour un meurtre qui fut considéré par plusieurs journaux Américains, comme le « hit » le plus stupide organisé par la Cosa Nostra à Philadelphie. L’avocat de la défense, entama quand à lui, un « discours passionné » mélangeant « intrigue policière » et « séquestration », pour convaincre le jury que son client était tout simplement la « victime » dans cette affaire. Depuis son incarcération le jour du meurtre, Anthony Nicodemo n’avait pas parlé aux policiers, il n’avait donné aucune explication sur cet assassinat. C’est pour cela que Brian McMonagle créa la surprise en essayant de « broder » une histoire laissant supposer qu’Anthony Nicodemo avait été agressé le jour du meurtre par un individu non identifié. Une histoire qui ne semble pas très crédible, dans le sens ou si cela était vrai, pourquoi Anthony Nicodemo n’avait pas immédiatement, lors de son arrestation le jour du meurtre, déclarait aux policiers, qu’il avait été victime d’une agression ?. Mais pour le procureur fédéral, cette histoire ne tient pas debout, car les preuves contre Anthony Nicodemo sont accablantes. L’arme et le véhicule du tireur reliaient déjà le Soldat de la Cosa Nostra comme le coupable idéal pour cet assassinat, mais en plus de ces preuves, les policiers avaient retrouvé au domicile de l’accusé, un téléphone avec une carte prépayée. Après consultation, il s’avéra qu’Anthony Nicodemo avait passé quatre appels le jour du meurtre, avant l’assassinat et après l’homicide, des appels qui furent effectués vers un autre « téléphone jetable ». James Moone, un facteur qui travaillait dans le quartier le jour du meurtre, a déclaré à la barre, qu’il avait entendu six coups de feu et avait aperçu Gini DiPietro, allongé par terre à côté d’une camionnette : « Ses yeux étaient ouverts et il essayait de respirer » déclara James Moone. Il stipula avoir entendu deux coups de feux, puis il aperçu un individu en capuche noir s’approchait de la victime pour lui tirer à plusieurs reprises à bout portant. Lewis Houck, un deuxième témoin, affirma qu’il avait vu le tireur s’enfuir dans une Honda Pilot, dans une rue adjacente, le même véhicule qu’Anthony Nicodemo. Ce dernier avait eu le temps de révéler la plaque aux policiers, ce qui a permis d'arrêter très rapidement le Soldat de la famille de Philadelphie. D’après le procureur Brian Zarallo, le motif de l’assassinat reste inconnu, mais d’après plusieurs journalistes, Gino DiPietro avait décidé de collaborer avec la justice pour éviter une longue peine de prison pour trafic de drogue. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Nicodemo n’imaginait pas une seule seconde que « sa vie serait détruite » quand il se réveilla le 12 Décembre 2012. Il s’était levé normalement, avait conduit ses deux enfants à l’école. Après cela, il en avait profité pour faire des courses, puis avait fait un tour avec son véhicule personnel dans Iseminger Street, le lieu du crime, un quartier ou il avait vécu et ou ses parents vivaient, c’est d’ailleurs dans ce quartier, qu’il avait installé ses bureaux. Brian McMonagle déclara que son client avait été menacé par un individu armé toujours non-identifié, que ce dernier avait tiré sur Gino DiPietro et avait caché son arme dans le siège arrière de son véhicule. Pas très crédible… Mais pour son avocat, Anthony Nicodemo n’est pas aussi stupide pour prendre son propre véhicule personnel pour commettre un tel crime et cela en pleine journée. Mais pour les procureurs fédéraux, Anthony Nicodemo est bien capable de commettre ce genre de choses. Il y a quelques années déjà, il avait été soupçonné par le FBI d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat de fa famille de Philadelphie, John "Johnny Gongs" Casasanto. De plus, Anthony Nicodemo ne paraissait pas tellement bouleversé par sa comparution dans le tribunal pour un meurtre qu’il n’a pas soit disant commis... Vêtu d’une chemise blanche et d’une cravate, il écouta de temps en temps les réquisitoires de son avocat, se tournant par moment vers sa famille, présente dans le tribunal. Un comportement que certains spécialistes jugent « normal », car d’après eux, si Anthony Nicodemo est reconnu coupable de ce meurtre, il pourrait commencer à « parler » avec le gouvernement fédéral et si le Soldat de la famille de Philadelphie commence à devenir un « rat », alors, il pourrait entrainait l’arrestation de nombreux membres de la Cosa Nostra à Philadelphie. Une issue de secours que les procureurs fédéraux accepteraient volontiers, le dernier procès fédéraux contre Joseph Ligambi et George Borgesi, respectivement Boss et Consigliere de la famille mafieuse, s'était soldé par une défaite cuisante pour les procureurs (Cf : "Not Guity").

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