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ASSASSINAT A TORONTO, UN MEURTRE LIE A LA FAMILLE RIZZUTO ?

1 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Rizzuto

ASSASSINAT A TORONTO, UN MEURTRE LIE A LA FAMILLE RIZZUTO ?

Carmine Verduci (voir photo), un individu âgé de 56 ans, soupçonné par la police d’appartenir à l’organisation criminelle, la ‘Ndrangheta, a été abattu de plusieurs balles à l’extérieur du « Regina Sport Café » à Woodbridge au nord de Toronto. D’après plusieurs spécialistes, la chute de Carmine Verduci aurait commencé en 2008, quand il fut aperçu par la police Italienne en train de participer à une réunion avec des membres de la ‘Ndrangheta, ce qui aurait permis aux autorités d’avoir un meilleur aperçu des sept familles mafieuses Calabraises qui sont regroupées actuellement en Ontario. Une enquête plus approfondie, avait montrée que Carmine Verduci servait de « messager » entre le Canada et l’Italie : « Il transportait les nouvelles entre les différentes familles Italiennes et Canadiennes » déclara un procureur. L’opération « Operazione Crimini » lancée par la police italienne en 2010, avait démontré que la N’Dranghetta avait implanté près de sept familles dans la région de Toronto, avec un patron qui gérait les activités criminelles pour chacune d’entre elles. En Mars 2011, le National Post avait interviewé Carmine Verduci juste après que la police Italienne avait lancé un mandat d’arrêt contre ce dernier pour association mafieuse. Quand ses amis ont entendu Carmine Verduci déclarait aux journalistes, qu’il n’avait aucun lien avec le crime organisé, qu’il n’avait jamais entendu parler de la ‘Ndrangheta et qu’il n’était pas du tout un « mauvais homme », la plupart des individus qui étaient présents dans le café, commencèrent à éclater de rire. Carmine Verduci se retourna alors brusquement vers eux et leur demanda sèchement de se taire, ce qu’ils firent immédiatement. Mais malgré les accusations des procureurs Italiens, Carmine Verduci ne fut pas tellement inquiété, car le Canada ne reconnaît pas la loi anti-association mafieuse de l'Italie, ce qui empêche l'extradition de certains membres du crime organisé, il savait simplement qu’il n’était plus le bienvenu dans son pays d’origine. Mais la police Italienne avait fait passer un message et dans son rapport de plusieurs milliers de pages transmis aux autorités Canadiennes, il mettait en cause plusieurs individus suspectés d’avoir des liens très étroits avec la ‘Ndranghetta : « Les sept familles implantées au Canada, seraient très actif dans le trafic de drogue, l’extorsion. Beaucoup d’entre eux, ont réinvesti l’argent gagné illégalement dans l’achat de bars, de restaurants, pas seulement à Toronto, mais surtout à Woodbridge qui est un peu le nouveau quartier Italien ». Carmine Verduci était né dans la région de Calabre en 1959, mais était devenu par la suite un citoyen Canadien. D’après les autorités, il possédait plusieurs propriétés, des clubs sociaux et différents cafés dans Toronto : « Il était arrogant, et pensait qu’il était mieux que tout le monde, mais quand vous le connaissiez un peu plus, il pouvait un peu plaisanter avec vous. » déclara un Associé de la victime. Dans les jours qui suivent, la police Canadienne va essayer de trouver si l’assassinat de Carmine Verduci avait un lien avec la guerre qui avait éclaté entre la faction Sicilienne basée à Montréal et qui était dirigée il y a encore quelques mois par le célèbre Parrain Vito Rizzuto et la faction Calabraise basée à Toronto. La faction Sicilienne avait subi de nombreuses pertes dans ces rangs, quand son Parrain emblématique avait été incarcéré pour avoir participé à un triple assassinat pour le compte de la famille Bonanno en 1981. A sa sortie de prison en 2012, Vito Rizzuto avait lancé plusieurs contrats contre des membres qui selon lui avait été « déloyaux » alors qu’il était incarcéré dans le pénitencier fédérale de Florence dans le Colorado. Mais selon la police, cet assassinat pourrait être aussi un message des Siciliens envoyé à la faction Calabraise leur signifiant tout simplement : « Ce n’est pas fini, nous n’avons pas oublié » déclara un policier à la presse.

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