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ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

21 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

Anthony Nicodemo (voir photo) paraissait une nouvelle fois très calme et détendu en quittant la salle d’audience en milieu de semaine. Le Soldat de la famille de Philadelphie qui risque une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de Gino DePietro, en a profité, avant de retourner dans sa cellule, de sourire à sa famille présente dans la salle. Le procureur fédéral Brian Zarralo, va bientôt faire appel aux derniers témoins, avant que la défense ne prenne le relais avec le témoignage tant attendu d’Anthony Nicodemo, qui serait près selon certaines sources, à venir à la barre pour prendre sa propre défense. L’affaire semble très mal partie pour Anthony Nicodemo, qui fait face à de nombreuses preuves flagrantes de sa présence lors de l’assassinat de l’ancien Associé de la famille de Philadelphie. Comment va-t-il pouvoir expliquer, que son véhicule, une Honda Pilot a été aperçu par plusieurs témoins dans la même rue du meurtre et surtout, comment expliquer au jury que l’arme du crime utilisée pour abattre Gino DePietro, a été retrouvée dans le siège arrière de sa voiture. Mais la défense a tout prévu, et va jouer sur le fait que les procureurs fédéraux ont eu des doutes sur le tireur présumé dans cette affaire. En effet, pendant un moment, ils ont aussi soupçonné, Dominic Grande, un Associé de la famille de Philadelphie et un très bon ami d’Anthony Nicodemo, d’avoir lui-même exécuté le contrat pour surement gagner sa place dans la Cosa Nostra. Ce dernier, qui ne fut curieusement jamais interrogé par le FBI, n’a jamais été inquiété dans cette affaire et est toujours libre à l’heure actuelle. L’avocat d’Anthony Nicodemo, Brian McMonagle, a tenté en début de semaine dernière, de prouver au jury, que son client n’avais rien avoir avec ce meurtre. Pour lui, Anthony Nicodemo était au mauvais endroit, au mauvais moment, une pure coïncidence tout simplement. Oui le véhicule, la Honda Pilot était bien le sien, mais il fut obligé sous la menace d’un individu armé de « rouler » pour quitter le quartier ou avait eu lieu le meurtre. Ensuite, le présumé tireur quitta la voiture en laissant son arme derrière lui, le 357 Magnum utilisé pour abattre Gino DePietro. Une chose surprenante, que le jury aura surement du mal à comprendre, pourquoi, Anthony Nicodemo lors son arrestation, seulement quelques minutes après l’assassinat, n’avait pas signalé aux policiers présents à son domicile, qu’il avait été victime d’une agression. On peut comprendre, que étant un membre initié de la Cosa Nostra, Anthony Nicodemo n’est pas le genre d’individu à appeler la police en cas d’agression, préférant surement, régler ses problèmes par lui-même ou avec l’aide de sa « famille », mais si ce dernier se prépare a se défendre devant le tribunal, comment va-t-il expliquer ce comportement plus ou moins étrange ce jour là ?. En arrivant au domicile d’Anthony Nicodemo, la Honda Pilot, était garé derrière son domicile et le moteur était encore chaud. La porte d’entrée de la maison était ouverte, et malgré les nombreux appels de la police pour que le Soldat de la famille de Philadelphie sort de son domicile, Anthony Nicodemo ne réagissait pas. A un moment donné, le Sergent de police, Andrew Callaghan, rentra dans la maison et cria « Anthony, pourquoi ne pas sortir et rendre les choses plus faciles ? ». Quelques secondes plus tard, Anthony Nicodemo apparut devant la porte d’entrée, et se rendit sans difficulté. Menotté et placé dans un véhicule de police, il déclara seulement, qu’il travaillait dans sa maison et qu’il attendait sa femme et ses enfants. Le Sergent Andrew Callaghan, déclara devant le tribunal, qu’Anthony Nicodemo « suait abondamment » et qu’il pouvait « sentir son cœur battre à plein régime, comme s'il venait de courir un marathon ». Pour justifier de cette réaction, l’avocat d’Anthony Nicodemo demanda à Andrew Callaghan, si les policiers étaient armés, quand son client était sorti de chez lui, ce qu’il reconnu sans sourciller : « Les gens qui ont des armes braquées sur eux, ont tendance à transpirer n’est-ce pas ? » demanda l’avocat de la défense. Le Sergent Andrew Callaghan, stipula que cela était vrai, mais qu’Anthony Nicodemo était dans un « état de stress extrême ». Semer le doute, c’est ce qu’essaye à tout prix de créer Brian McMonagle, car le doute profite toujours à l’accusé. Mais si Anthony Nicodemo décidé de venir se défendre devant le tribunal, arriverait-il à garder son sang froid en contre-interrogatoire ?. Car les procureurs pourraient poser des questions très embarrassantes pour la défense. Par exemple, ils pourraient revenir sur sa condamnation pour jeux illégaux au début des années 2000, qui lui avait valu quelques mois dans une prison fédérale, mais aussi sur des meurtres liés à la Cosa Nostra, qui ne sont toujours pas résolus, comme l’assassinat du Soldat de la famille de Philadelphie, John « Johnny Gongs » Casasanto. Les autorités fédérales ont indiqué qu’ils espéraient enlever l’inculpation de meurtre à Anthony Nicodemo si ce dernier décidait de coopérer avec la justice. Pour l’instant, le Soldat de la famille de Philadelphie, respecte l’omerta, mais au fils des jours, la pression va être de plus en plus dur à supporter : « Il a une belle femme et deux jeunes enfants. Il ne veut peut pas faire sa vie avec eux ?, c’est un risque à prendre, mais pourquoi ? » déclara un journaliste.

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