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QUAND LA COSA NOSTRA VOULAIT ASSASSINER L’ANCIEN MAIRE DE NEW-YORK

5 Mars 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Divers

QUAND LA COSA NOSTRA VOULAIT ASSASSINER L’ANCIEN MAIRE DE NEW-YORK

Le 25 Février 1985, pour la première fois depuis l’existence de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, les Parrains des cinq familles de New-York (Genovese, Gambino, Bonanno, Lucchese et Colombo) furent inculpés en vertu de la loi Rico (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act) d’être à la tête d’une entreprise criminelle générant des milliards de dollars de bénéfices, grâce au racket, à l’extorsion et au meurtre. Après avoir payé une caution de plusieurs millions de dollars, les principaux Parrains sortirent un à un du tribunal fédéral sous les caméras des médias Américains. Anthony « Fat Tony » Salerno, l’Acting Boss de la famille Genovese (Le FBI pensait que le Parrain de la famille Genovese, était Anthony Salerno, alors qu’en réalité, c’était Vincent « The Chin » Gigante), reconnaissable pour avoir constamment un cigare coincé dans sa bouche, Paul « Big Paul » Castellano de la famille Gambino, Anthony « Tony Duks » Corallo, Boss de la famille Lucchese (Le Parrain discutait de ses affaires dans sa Jaguar, qui avait été mis sur écoute par le FBI), Carmine « The Snake » Persico (Toujours en vie, il est incarcéré dans la prison fédérale de Butner en Caroline du Nord) de la famille Colombo et Philip « Rusty » Rastelli de la famille Bonanno, étaient tous inculpés de plusieurs crimes, pouvant les amener à terminer leur vie derrière les barreaux. En raison de l’infiltration d’un agent du FBI, dénommé Joseph D. Pistone (Cf : Joseph Pistone Aka Donnie Brasco) pendant des années, au sein de la famille Bonanno, cette dernière qui était aussi très active dans le trafic de drogue, perdit son siège à la « Commission » et Philip Rastelli fut jugé séparément des autres Parrains, ce qui profita par ailleurs à la famille Bonanno de se reconstruire tranquillement pendant que les quatre autres familles étaient en pleine implosion. Cette opération contre les familles de la Cosa Nostra qui fut jugé à cette époque comme la « la plus grande attaque lancée contre les infrastructures de la Mafia » fut possible grâce à un seul homme, l’Attorney Général des Etats-Unis, Rudolph Giuliani.(voir photo) Né dans un quartier ouvrier de Brooklyn, à forte densité Italienne, à Est Flatbush, Rudoplh Giuliani avait pu s’apercevoir très jeune, comment la ville de New-York était « gangrenée » par les membres de la Cosa Nostra, qu’il pouvait voir au jour le jour dans son quartier : « Mon père disait toujours que c’était des crapules. Si tu as besoin de deux ou trois hommes pour se battre à ta place, alors tu n’es pas un homme » déclara Rudoplh Giuliani. Le procès dura près de trois mois, de Septembre à Novembre 1986 et tous furent reconnus coupable. Le 13 Janvier 1987, les principaux Parrains de la Cosa Nostra se tenaient devant le juge fédéral pour revoir leur verdict, tous sauf un, Paul « Big Paul » Castellano, qui fut assassiné avant de revoir sa peine le 16 Décembre 1985, assassiné devant le restaurant Steack House Parks à Manhattan, par un Capitaine ambitieux de la famille Gambino, John Gotti (Cf : John Gotti – Le Don en Teflon). Anthony Salerno, Anthony Corallo et Carmine « The Sanke » Persico furent condamnés avec leur bras droit à des peines de 100 ans de prison dans un pénitencier fédéral. Seul Philip Rastelli qui était jugé séparément, fut condamné à 12 ans pour racket. Sachant qu’ils allaient tous mourir en prison, les différents Parrains de la Cosa Nostra, se réunirent ensemble avec leurs avocats, dans une salle du tribunal, juste après le procès, pour un dernier repas. Attablés tous ensemble, Anthony Corallo lança le traditionnel pot Italien, « Cent'Anni » (Que l’ont puisse vivre 100 ans), son bras droit et Underboss Salvatore « Tom Mix » Santoro répliqua à la fin du pot : « Je pense qu’il est temps d’en célébrer un deuxième », laissant les mafieux poussaient un fou rire en plein tribunal. La réussite de ce procès, permit à Rudoplh Giuliani d’être une personnalité extrêmement populaire à New-York, et c’est tout naturellement qu’il devint le Maire de 1994 à 2001. Plusieurs années passèrent et du côté de Cosa Nostra Sicilienne, et un des membres les plus importants de l’organisation, Rosario Naimo, fut arrêté le 27 Octobre 2010, à Palerme. Rosario Naimo était un important trafiquant de drogue, qui faisait le relai entre la Cosa Nostra Italo-Américaine et Cosa Nostra Sicilienne. Ses relations lui permirent d’avoir de très bon rapports plusieurs membres de la famille Gambino à New-York. Pour éviter une longue peine de prison, ce dernier accepta de devenir un « repenti » et aida le gouvernement à résoudre plusieurs affaires liées à Cosa Nostra. Lors d’une entrevue avec des procureurs Italiens, il expliqua qu’au milieu des années 1980, et alors que Rudolph Giuliani était en pleine guerre contre les cinq familles de New-York. Toto Riina, un Parrain réputé pour son extrême violence, et chef de la famille Corleone, avait proposé son aide à la famille Gambino et aux autres familles, pour « tuer » Rudolph Giuliani. En Sicile, et surtout pendant cette période, une vague d’attentats avait éclaté à Parlerme et dans ces environs, avec une série d’assassinats contre différents mafieux, mais surtout, contre des journalistes, des policiers ou même des procureurs. Une stratégie de la terreur, que la Cosa Nostra Américaine faisait en sorte d’éviter pour ne pas attirer l’attention des policiers sur eux. Le seul fait marquant de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, contre les forces de l’ordre fut, une bagarre, entre Daniel « Danny » Marino, un membre de la famille Gambino et un agent du FBI en 1963, à l’enterrement du père de Carmine Lombardozzi, un membre de la famille mafieuse, très influent dans le domaine du « porno ». Récemment, ce fut l’Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent Basciano, qui fut soupçonné de vouloir lancé un contrat contre le procureur fédéral Greg Andres, alors que ce dernier était accusé de plusieurs meurtres. Mais au milieu des années 1980 et alors que la Cosa Nostra était à leur apogée, les Parrains des cinq familles, refusèrent « poliment », l’aide apportée par sa cousine Sicilienne. Pour eux, et dans leur esprit, ils étaient « intouchables » et même s’ils venaient d’être inculpés, ils étaient persuadés de se faire acquitter à la fin de leur procès, chose qui n’arrivera pas. Rosario Naimo déclara que Rudolph Giuliani, entretenait de très bon rapport avec Giovani Falcone, (célèbre procureur Italien, connu pour sa lutte Anti-Mafia, qui sera assassiné en 1992 avec sa femme et ses gardes du corps), ce qui gênait fortement Salvatore Riina. Après ces condamnations, une réunion au sommet se déroula entre les cinq familles de New-York. D’après le FBI, les différents membres présents lors de cette réunion, parlèrent pour la première fois, d’un « contrat » qui aurait pu être lancé contre Rudolph Giuliani, mais la les familles Genovese, Lucchese et Bonanno s’y opposèrent fermement, alors que John Gotti, Parrain de la famille Gambino, était d’accord sur l’idée d’assassiner l’Attorney General. L’année dernière, Rudoplh Giuliani avait été interrogé par la célèbre présentatrice Américaine, Oprah Winfrey. Dans cette interview, il avait déclaré, qu’un « contrat » de 800000 dollars, avait été lancé sur lui après les condamnations des différents Parrains et qu’une fois qu’il était devenu Maire de New-York, ce même « contrat » existait toujours, mais que la prime avait « baissé » à 400000 dollars, ce qui fit beaucoup rire Rudolph Giuliani : « J’étais un peu mal à l’aise quand j’ai appris que j’avais perdu en valeur » rigola l’ancien Maire de New-York.

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