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LOUIS MANACELLO CONTINUE SON TÉMOIGNAGE DANS LE PROCÈS CONTRE LA MAFIA DE PHILADELPHIE

1 Décembre 2013 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LOUIS MANACELLO CONTINUE SON TÉMOIGNAGE DANS LE PROCÈS CONTRE LA MAFIA DE PHILADELPHIE

En début de semaine, Louis Monacello (voir photo à droite) s'est de nouveau retrouvé à la barre des témoins, pour continuer son témoignage contre son ancien Boss Joseph "Uncle Joe" Ligambi et le Consigliere de la famille mafieuse George Borgesi (Cf : Règlement de compte dans le procès contre la Mafia de Philadelphie). Louis Monacello à voulu démontrer une chose, que la Mafia de Philadelphie est construit autour de la peur, de la violence, de la menace. Mais il a surtout parlé de la relation qu'entretenait Joseph Ligambi et son neveu George Borgesi, pour démontrer que la famille de Philadelphie, est une famille dysfonctionnelle ou le seul mot d'ordre est l'argent : "Ne soyez pas dupe (en s'adressant au jury), George Borgesi et son Oncle (Joseph Ligambi) étaient toujours en désaccord. Ils ne peuvent pas se supporter" déclara Louis Monacello. Il ajouta que les tensions s'étaient accrues quand Anthony Borgesi, le frère du Consigliere de la famille mafieuse, se mêlait de ses affaires depuis qu'il avait repris l'équipe de George Borgesi (Cf : le Consigliere de la famille de Philadelphie fustige le gouvernement) :"J'ai toujours eu des soucis avec son frère, car il ne comprenait pas pourquoi George m'avait choisi pour reprendre ses affaires". Il raconta ensuite une conversation qu'il avait eu avec George Borgesi pendant son incarcération dans une prison fédérale. Ce dernier, avait été condamné à une peine de 14 ans de prison en 2001 pour racket et Louis Monacello venait lui rendre visite une à deux fois par an. Il déclara que George Borgesi l'appelait aussi souvent de sa prison, mais qu'il utilisait souvent un langage codé pour parler de ses affaires, car ses appels téléphoniques étaient surveillés par les services pénitentiaires. Lors de cette visite, George Borsgesi avait raconté à Louis Monacello, qu'il savait que son frère Anthony Bogesi était "jaloux" de sa réussite. D'après l'ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, George Borgesi ne se privait pas pour traiter son frère d'"idiot", qui "n'était pas capable de se faire de l'argent légalement ou illégalement". Et faire de l'argent c'est le mort d'ordre dans une famille de la Mafia et Louis Monacello le savait très bien. Étrangement, Anthony Borgesi qui était toujours présent dans la salle d'audience depuis le début du procès pour soutenir son frère, a préféré, ne pas assister au témoignage de Louis Monacello, le mettant en cause directement dans des affaires illégales au sein de la famille mafieuse. Louis Monacello raconta au jury, qu'il avait repris les "affaires" de George Borgesi à son incarcération, ce qui comprenait, les paris sportifs et le prêt usuraire dans tout Philadelphie et dans le comté de Delaware. Il prétexta donner jusqu’à 3000 dollars de ses bénéfices chaque mois à Alyson Borgesi, la femme de Gorge Borgesi, qu'il mettait discrètement dans un ours en peluche dans la boîte à gant de sa voiture. Il déclara devant un jury stupéfait, qu'il s'était mis d'accord avec la femme du Consigliere de la famille mafieuse pour que celle-ci, laisse sa voiture ouverte devant le lieux ou elle travaillait. Louis Monacello, devait seulement s'assurer qu'il n'était pas suivi avant de mettre l'argent discrètement dans son véhicule. Dans un enregistrement téléphonique capté par le FBI, on pouvait entendre Louis Monacello comparait Alyson Borgesi en "Alyson Corleone". Quand le procureur fédéral John Han, lui demanda ce qu'il voulait dire en la surnommant de cette façon, ce dernier répondit très calmement : "Cela veuit dire que sa femme était impliquée dans des affaires illégales de la famille de Philadelphie. Son mari l'appelait constamment de sa prison". Encore une chose étonnante, Louis Monacello déclara que Gorge Borgesi lui avait demandé de ne pas raconter à son Oncle, combien il gagnait d'argent (Une règle de la Cosa Nostra, veut que chaque membre de la famille doit reverser une part de ses bénéfices au Boss). Joseph Ligambi qui était assis devant lui, ne réagit pas, alors que George Borgesi murmurait de temps en temps dans l'oreille de son avocat : "Ne dis surtout rien à mon Oncle" avait déclaré George Borgesi à Louis Monacello pendant une visite en prison. Le Consigliere de la famille mafieuse parlait en faites d'une affaire qu'il avait effectué avec Nicholas "Nicky The Hat" Cimino, un associé de longue date de la famille de Philadelphie, sans en avoir parlé à son Oncle et Boss, Joseph Ligambi. Louis Monacello déclara que la "trahison" et la "tromperie" étaient quotidiens dans la famille de Philadelphie. Dans autre déclaration, l'ancien Capitaine de la famille mafieuse raconta que le Parrain, Joseph Ligambi, s'était plaint de l'incapacité de George Borgesi à garder le même avocat et de se tenir tranquille : "J'espère qu'il se prendra une centaine d'années" avait même déclaré Joseph Ligambi à Louis Monacello.

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