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L'AVOCAT DE GORGE BORGESI DÉSTABILISE ANTHONY APONICK DANS LE PROCÈS CONTRE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

11 Décembre 2013 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

L'AVOCAT DE GORGE BORGESI DÉSTABILISE ANTHONY APONICK DANS LE PROCÈS CONTRE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Ce fut au tour d'Anthony Aponick de subir un contre-interrogatoire en règle par les avocats de la défense. Pour eux, les conversations téléphoniques et les lettres écrites entre George Borgesi et sa femme n'avaient rien d'illégal. Anthony Aponick qui fut un ancien Associé de la famille Bonanno et compagnon de cellule de George Borgesi entre 2002 et 2003 s'est affronté pendant près de 4 heures à Christopher Warren (voir photo à droite) le charismatique avocat du Consigliere de la famille de Philadelphie. Avant de commencer son interrogatoire, Christopher Warren lui posa une question surprenante, mais qui déstabilisa Anthony Aponick.
- "Nous voulons seulement savoir si ce que vous dites dans ce tribunal est la vérité?" demanda l'avocat de la défense.
- "C'est la vérité" s'exclama Anthony Aponick
Les avocats de la défense veulent démontrer au jury que l'ancien Associé de la famille Bonanno, n'est pas un témoin très crédible, en raison d'une part de son casier judiciaire et deuxièmement en raison de sa non-participation lors du premier procès. Discutant avec l'avocat de George Borgesi sur la relation qu'entretenait ce dernier avec sa femme pendant son incarcération, Anthony Aponick fut obligé d'admettre, que les conversations et les lettres qu'avaient reçues George Borgesi en prison étaient toujours pour parler d'entreprises légitimes. En effet, Alyson Borgesi et George Borgesi envisageaient d'acheter plusieurs bâtiments dans la région de Philadelphie, pour en faire des appartements. Mais d'après Anthony Aponick, les mafieux parlent souvent très souvent d'entreprises légales dans leur courrier, car ils utilisent ces dernières comme "couverture" pour des activités illégales. D'ailleurs, Anthony Aponick fit remarqué au jury que George Borgesi et sa femme employait souvent les mots "poussin", "papier" ou "maison" qui était en faites d'après lui, un langage codé pour soutirer de l'argent à des individus. Christopher Warren lui rétorqua calmement : "Avez-vous des preuves sur ce sujet ou doit-on seulement vous faire confiance?". Ce dernier déclara aussi que le gouvernement fédéral avait dépensé pratiquement 134000 dollars pour la sécurité d'Anthony Aponick, ce qui comprenait un revenu mensuel, un logement et d'autres dépenses, comme une intervention chirurgicale pour un problème ophtalmique, ce qui entraina un commentaire de George Borgesi dans la salle d'audience "Maintenant il ne louche plus ce putain de rat". Christopher Warren démontra que d'après certains documents judiciaires, Anthony Aponick alors qu'il coopérait avec le gouvernement, continuait à braquer des banques.
- "Je suis confus" déclara Anthony Aponick
- "Encore confus?" répondit Christphoer Warren
- "Oui, un peu, je pense un peu comme tout le monde"
Pour essayer de ridiculiser l'avocat de George Borgesi, Anthony Aponick déclara que ce dernier s'embrouillait avec ses questions, ne savant plus par laquelle commencer. Christopher Warren, lui demanda alors, si ce dernier avait le même problème, quand il essayait d'expliquer le langage codé des vœux de Noël ou des cartes de vacances que recevait George Borgesi en prison : "Pour vous, le moindre mot utilisait dans une lettre est une énigme à déchiffrer" déclara Christopher Warren. Anthony Aponick essaya d'expliquer pourquoi il avait "trahi" le gouvernement en 2003, alors qu'il était sous leur protection comme témoin du gouvernement : "J'ai fais quelques mauvais choix personnels". Mais il tenta de justifier ces braquages en raison des nombreuses dettes qu'il devait à la famille Colombo, près de 50000 dollars d'après lui. "Je savais que le gouvernement pouvait me mettre en prison, mais la famille Colombo pouvait me tuer. Le braquage m'a permit de rembourser 25000 dollars". Mais quand Christopher Warren lui demanda à quoi avait pu servir les 25 000 dollars restants, Anthony Aponick ne put répondre à cette question. L'avocat de George Borgesi sous-entendait que l'ancien Associé de la famille Bonanno avait utilisé de l'argent pour s'acheter de la drogue. Avant que le procès commence, les avocats de la défense avait essayé de coller une étiquette de "toxicomane" à Anthony Aponick : "Je n'ai plus utilisé de drogues depuis 1997. L'argent est parti pour des autres frais" déclara ce dernier. Pour terminer, l'avocat de George Borgesi montra au jury une lettre d'Anthony Aponick ou ce dernier "suppliait" le gouvernement de lui laisser une "seconde chance", et qu'il était prêt à coopérer cette fois-ci "gratuitement", pour aider les procureurs à mettre George Borgesi qu'il avait surnommé "Georgie Boy" dans la lettre en prison. Anthony Aponick a également admis avoir été rejeté du programme de protection des témoins en Aout dernier, pour une affaire de violence conjugale après avoir essayé de pousser sa femme sur la route, alors qu'une voiture arrivait au même moment. Mais le juge fédéral Eduardo Robreno arrêta la discussion, en admettant que cette affaire avait aucun rapport avec le procès en cours. Mais la manœuvre de Christopher Warren était justement de montrer une image négative auprès du jury. Le contre-interrogatoire continuera la semaine prochaine, et ça sera Edwin Jacobs, l'avocat de Joseph Ligambi qui reprendra le relai.

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