Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LCN

LE PROCÈS CONTRE LA MAFIA DE PHILADELPHIE SE POURSUIT

18 Novembre 2013 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LE PROCÈS CONTRE LA MAFIA DE PHILADELPHIE SE POURSUIT

Ce vendredi, seulement une douzaine de personnes se sont présentées pour assister au procès de Joseph Ligambi (voir photo) et Goerge Borgesi, respectivement Boss et Consigliere de la famille de Philadelphie. Parmi les spectateurs, des étudiants et quelques retraités curieux de voir des membres de la Mafia dans le tribunal. Mais malheureusement pour eux, cette fois-ci la salle était vide, la famille et les amis des deux accusés n'étaient pas présents. Les deux témoins de cet après midi, comprenaient des gérants de bar qui exploitaient pour le compte de la famille mafieuse des machines à sous dans leur établissement. Parmi eux, Rhoda Burke qui gérait le "Coley's Lounge" à Dodge City. Elle expliqua au procureur général qu'elle exploitait des machines à sous dans son établissement pour recouvrir ses factures.
- "Vous savez que cela était illégal" déclara le procureur
- "Oui" stipula t'elle.
Les personnes qui contrôlaient les machines, des membres de la Mafia, venaient chaque semaine récupérer l'argent, lui laissant seulement un petit pourcentage des bénéfices.
- "Les personnes qui jouaient aux machines à sous, perdaient très souvent, cela était le but de toute façon". déclara t'elle.
La justice Américaine avait prétendu que Joseph Ligambi et plusieurs de ses associés ayant des pseudonymes comme "Ant" ou "Moussie" (Joseph Massimino- Cf : L'Underboss de la famille de Philaladelphie condamné à 16 ans de prison) avaient en leur possession plusieurs machines à sous, qu'ils installaient dans différents bars de Philadelphie. Rhoda Burke déclara qu'elle gagnait entre 200 et 300 dollars à partir de ses machines de poker.
- "Cela m'a aidé à payer mes factures d'électricité" déclara t'elle
Ces dernières années, la personne qui gérait la récolte des machines à sous, n'était autre qu'Anthony Staino, un membre très influent de la Cosa Nostra à Philadelphie, condamné à 8 ans de prison en Mai 2013 (Cf : Anthony Staino condamné à 8 ans de prison).
- "C'est un homme très gentil, il a toujours été serviable avec moi. D'ailleurs, j'ai encore cette machine dans mon établissement." déclara t'elle.
Pendant le contre interrogatoire, Ed Jacobs l'avocat de Joseph Ligambi attaqua d'emblée le témoin.
- "Vous n'êtes toujours pas en taule?"
- "Non" déclara t'elle
En l'attaquant de cette façon, Ed Jacobs voulait démontrer une seule chose, que la justice Américaine ne s'en prenait qu'a certaines personnes, alors que les propriétaires des établissements qui exploitaient les machines à sous, étaient toujours en liberté.
Frank DiClaudio, était le gérant d'un bar dénommé "DiNic" dans le Sud de Philadelphie. Il déclara qu'il avait passé un accord avec le gouvernement et ce qu'il pouvait dire aujourd'hui dans le tribunal, ne pouvait pas être retenu contre lui. Il raconta, qu'il gérait jusqu'à trois machines à sous dans son établissement. Il tenait le même raisonnement que Rhoda Burle.
- "Cela m'aidait à payer mes factures" déclara t'il.
Son établissement, servait aussi de sandwicherie à midi, les clients venaient manger, boire une bière et jouer aux machines à sous pendant leur pause. S'ils étaient chanceux, certains clients pouvaient gagner entre 20 et 300 dollars. Habituellement, les clients perdaient, mais l’appât du gain était tellement forte qu'ils revenaient à chaque fois.
- "En faites, il jouait pour compenser leurs pertes" déclara t'il.
D'après ses estimations, ses machines lui rapportait entre 500 et 600 dollars de bénéfices par semaine. Il raconta aussi devant le tribunal qu'il connaissait très bien Gaeton Lucibello, un Soldat de la Cosa Nostra à Philadelphie qui fut condamné à 4 ans de prison pour racket en Septembre 2012.
- "Sa sœur habitait en face de chez ma tante" déclara t'il
Il considérait Gaeton Lucibello comme un vrai gentleman. D'après lui, il venait souvent dans son établissement, et laissé par moment des pourboires de près de 100 dollars aux serveuses. Après ce témoignage, le juge fédéral, Eduardo Robreno leva la séance.
- "Je lève la séance. Ça été une longue semaine" déclara t'il.

Partager cet article